Dès la rentrée, 10 millions d’élèves, de la grande section de maternelle à la terminale, devront répondre à un questionnaire qui ne se contentera plus de traiter du harcèlement scolaire. Des questions sur les « violences sexistes et sexuelles » y seront explicitement ajoutées. Le ministre Édouard Geffray l’a annoncé lui-même lundi soir.
Le dispositif sera présenté comme anonyme. Mais les élèves pourront laisser leur nom s’ils souhaitent « rencontrer un adulte de confiance ». Autrement dit : l’institution scolaire – coupable – se donne le droit de collecter, à très grande échelle, des informations intimes sur ce que les enfants disent avoir vécu ou subi en matière sexuelle. On confie donc à des pyromanes le soin d’éteindre les feux.