Samedi 17 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a apporté tout son soutien aux policiers et gendarmes. D’après lui, ceux-ci ont affronté « une violence d’une extrême intensité » en marge des manifestations du jour.
« Au moment où certains cherchent à jeter l’opprobre sur nos forces de l’ordre, je veux dire aux Français qu’ils peuvent être fiers de leurs policiers et de leurs gendarmes. Ils ont affronté une violence d’une extrême intensité pour protéger nos concitoyens et ils méritent tout notre soutien », a-t-il écrit sur X.
Alors que la gauche critique la stratégie de maintien de l’ordre des autorités, il a poursuivi : « Les consignes données sont claires : empêcher les exactions, protéger les biens et les personnes, interpeller leurs auteurs et les déférer à la justice ».
Sur le projet de loi dit « casseurs-payeurs », dont l’examen au Sénat s’ouvre le 27 octobre, le chef du gouvernement s’est dit déterminé « à aller jusqu’au bout des discussions ». Il a insisté : « L’argent public est rare : il doit financer nos services publics, pas réparer sans fin ce que des casseurs détruisent. À eux d’en supporter le coût ».
Le dispositif instaurerait une responsabilité collective. Appartenir à un groupement responsable de dégradations suffirait pour devoir contribuer à la réparation des dommages, plafonnée à 10 000 euros, même si la participation personnelle aux faits n’est pas établie.
En allusion à La France insoumise, M. Lecornu a prévenu ceux qui verraient dans les violences en marge des manifestations du 17 octobre « un tour de chauffe » avant l’élection présidentielle. « Nous ne nous laisserons pas intimider », a-t-il affirmé, ajoutant que « personne n’imposera son agenda politique par la violence ».
Depuis le lancement de la mobilisation lycéenne, il met régulièrement en cause le mouvement de Jean‑Luc Mélenchon, accusé d’attiser la colère et de chercher à « bordéliser » le pays.
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