Emmanuel Roman, patron de Pimco, a estimé mercredi 7 octobre que les marchés envoient « un signal sérieux à la France » sur sa dette et que « l’heure est grave ». Dans un entretien au Monde, le dirigeant du gestionnaire d’actifs américain spécialisé dans les obligations, qui gère 2 300 milliards de dollars d’encours, a indiqué que les taux français à dix ans avaient frôlé 5 %.
La France est plus touchée que l’Allemagne ou l’Italie, a-t-il dit, pour des raisons budgétaires et politiques. Il a précisé qu’il « ne retire pas » ses investissements dans la dette française, mais qu’il ne les « augmente pas » non plus.
Emmanuel Roman a rejeté la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’annuler une partie de la dette. Il a indiqué ne pas croire aux promesses d’économies de Marine Le Pen.
La remontée des taux est mondiale, a-t-il souligné, sous l’effet de l’inflation pétrolière et des centres de données liés à l’intelligence artificielle, mais elle est accentuée en France.



