Le Parlement européen a approuvé mardi 15 septembre, par 464 voix pour, 50 contre et 159 abstentions, un élargissement du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), en vigueur depuis le début de 2026.
Initialement centré sur l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’électricité et l’hydrogène, le texte étend le dispositif aux produits finis en aval, dont les éléments de fixation, le fil, les ressorts, des articles ménagers comme les machines à laver, et des pièces automobiles. Cette extension va au-delà de la proposition de la Commission européenne.
« Les entreprises en dehors de l’Europe devront soit décarboner leur production, soit payer pour leurs émissions de carbone, comme le font déjà les entreprises européennes », a déclaré le rapporteur social-démocrate néerlandais Mohammed Chahim.
Les eurodéputés ont ajouté une exemption pour les flux d’électricité de pays tiers utilisés par les gestionnaires de réseau pour la stabilité du réseau. Ils ont aussi abaissé le seuil de contournement via des modifications mineures.
Par 433 voix pour, 97 contre et 146 abstentions, le Parlement a adopté une position sur un fonds temporaire de décarbonation (TDF) destiné à protéger les producteurs de l’Union sur les marchés d’exportation, avec un soutien financier souhaité de 2027 à 2029.
Les députés se sont opposés à une suspension de la taxe sur les engrais en cas de prix élevés. Ils ont soutenu une exemption pour certaines importations dans les Outre-mer français. La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a salué une « avancée majeure », à confirmer avec les États membres.
Les groupes de droite nationale se sont majoritairement abstenus ou opposés au texte ; les autres groupes l’ont approuvé de manière quasi unanime. Le texte doit maintenant être négocié avec les vingt-sept États membres au sein du Conseil.


