Le ministre de l’Écologie préfère Mélenchon à son propre bilan : scandale !

WikiMedia

C’est un aveu. Un aveu brutal, pathétique et révélateur.

Le 16 août 2026, dans les colonnes de Libération, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a déclaré que Jean-Luc Mélenchon était, parmi tous les responsables politiques, celui qui « intègre le plus la question du climat dans ses propositions économiques et sociales ».

Lisez bien. Le ministre en charge de l’écologie française estime que le programme le plus abouti sur le climat se trouve chez La France insoumise. Chez le parti qui veut sortir du nucléaire, imposer la décroissance, briser les équilibres économiques et transformer la France en laboratoire de la punition climatique.

Ce n’est pas une maladresse. C’est une ligne. Une ligne qui dit tout de l’état de délabrement de ce ministère.

Depuis des semaines, Monique Barbut navigue à vue. Fin juillet, elle annonce sa démission le matin pour protester contre la loi d’urgence agricole, puis la retire l’après-midi sous la pression de l’Élysée. Un rétropédalage ridicule qui a fait rire jusqu’à l’opposition la plus dure. Aujourd’hui, elle cherche sa légitimité ailleurs : en complimentant publiquement le programme le plus dogmatique et le plus irréaliste du paysage politique.

Pour cette ministre, l’écologie se mesure à la radicalité du discours, pas à l’efficacité des solutions. Nucléaire, agriculture de précision, innovation technologique, adaptation des territoires ? Trop prosaïque. Trop réaliste. Trop « de droite ». Mieux vaut flatter ceux qui rêvent de rationnement et de rupture.

Résultat : l’exécutif se retrouve avec une ministre invisible devenue ridicule, incapable de défendre une écologie de compromis et de résultats. Chaque sortie médiatique semble désormais destinée à se reconstruire une image militante plutôt qu’à servir le pays.

Cette confusion a un prix. Elle conforte l’idée absurde selon laquelle la seule écologie « authentique » se trouverait à l’extrême gauche, et que tout le reste ne serait que verdissement de façade. Elle prive les Français d’un débat sérieux sur les moyens. Elle affaiblit un peu plus un gouvernement déjà en panne de crédibilité.

Monique Barbut n’a plus l’autorité pour conduire une politique aussi structurante. Un ministre qui menace de partir puis reste, qui critique la politique de son propre gouvernement tout en l’appliquant, et qui finit par louer ouvertement Jean-Luc Mélenchon, a perdu le fil de sa fonction.

Le moment est venu. Pas d’une nouvelle posture de démission le matin retirée le soir. D’une vraie démission. Pour de bon. Avant que ce ministère ne devienne officiellement la succursale de LFI au sein de l’État.

La politique française vous passionne comme elle nous passionne. C'est même pour cette raison que vous venez de lire cet article écrit par l'un de nos rédacteurs bénévoles. Mais l'indépendance du Journal des Français a un coût. Prendre un abonnement, c'est nous garantir que nous pourrons continuer à publier nos articles sur la politique française en toute indépendance.

Abonnez-vous dès maintenant. Vous pourrez ainsi également accéder à nos articles réservés aux abonnés, et vous pourrez commenter tous nos articles. Mais surtout, vous apporterez un soutien précieux à la presse libre.

5€/mois — petits revenus

70€/an — 2 mois offerts

Soit l’équivalent de 5,83€/mois.

0 Commentaires


Le Journal des Francais