« Le foudroiement ou le relèvement » : Retailleau lance sa campagne et promet la surprise de 2027

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En pleine canicule, plus de 6000 sympathisants se sont rassemblés pour le premier grand meeting de campagne de Bruno Retailleau. Un événement symbolique où l’ancien ministre de l’Intérieur a reçu le soutien appuyé de l’écrivain algérien Boualem Sansal, figure courageuse de la lutte contre Tebboune, l’islamisme et l’obscurantisme. Un duo qui en dit long sur la volonté du candidat LR de mener une campagne sans concession face au déclin français.

« Jean-Luc Mélenchon avait Annie Ernaux à Saint-Denis, nous on a Boualem Sansal au Parc floral. » Cette petite phrase de l’entourage de Retailleau résume parfaitement l’enjeu : opposer une France fière, lucide et enracinée à la gauche déconstructrice et à ses alliés islamo-gauchistes.

Un discours sans notes, combatif et sans langue de bois

Pendant plus d’une heure, Bruno Retailleau a parlé à la France sans notes, avec une détermination rare chez les politiques actuels. « La France a rendez-vous avec son histoire en 2027 », a-t-il lancé. Pas de demi-mesures : ce sera « le foudroiement ou le relèvement ». Le candidat LR se veut l’homme de la rupture avec dix années de macronisme qui ont laissé le pays exsangue.

Son diagnostic est sans appel : justice laxiste, santé en déliquescence (6 millions de Français sans médecin traitant), ascenseur social bloqué par une école devenue « la plus injuste d’Europe », immigration incontrôlée et mépris du peuple français comme ligne directrice du pouvoir. « Après dix ans d’En Marche, plus rien ne marche », a-t-il asséné, dans une formule qui devrait faire mouche.

Des propositions radicales qui tranchent avec le consensus mou

Bruno Retailleau ne fait pas dans la demi-teinte. Il assume pleinement le besoin de réformes profondes :

  • Institutions : Révision de la Constitution pour élargir le recours au référendum (article 11) afin de redonner la parole au peuple, notamment sur la justice et l’immigration. « Un État de droit ne doit pas s’opposer à la démocratie », rappelle-t-il en citant Jacques Julliard.
  • Justice : Suppression du juge d’application des peines, création d’une cour disciplinaire pour les magistrats, et castration chimique sans consentement pour les condamnés les plus graves. Des mesures qui répondent directement à l’exaspération populaire révélée par l’affaire Lyhanna et les manifestations récentes.
  • Économie et pouvoir d’achat : Deux mois de facture d’électricité offerts grâce au nucléaire, revenu familial de 240 € par enfant, plafonnement des prestations sociales à 70 % du Smic pour que le travail paie toujours plus, et 40 milliards d’euros de baisse de charges pour les entreprises. Objectif affiché : redonner de l’oxygène à la classe moyenne sacrifiée par des années de redistribution aveugle et de détournement des fonds sociaux.
  • Immigration et sécurité : Contrôle réel des flux et priorité à l’assimilation, dans la droite ligne de son passage à Beauvau.

Le candidat a réservé ses attaques les plus virulentes à La France Insoumise, dénonçant le « nouvel antisémitisme » et le « nouveau racialisme » qui gangrènent une partie de la gauche. Face à cette « nouvelle France » communautariste, il oppose une « France unie » autour de son identité et de ses valeurs.

Boualem Sansal, symbole d’un soutien précieux

La présence de Boualem Sansal n’est pas anecdotique. L’écrivain, qui a connu la prison en Algérie pour ses prises de position, a salué un Retailleau capable de passer « de Beauvau à l’Élysée ». Ce soutien d’une personnalité respectée par la droite identitaire renforce la stature du candidat sur les questions régaliennes et civilisationnelles.

Peut-il créer la surprise ?

Les sondages le placent encore autour de 10 %, derrière Édouard Philippe et Gabriel Attal. Mais le meeting du Parc Floral a montré une vraie ferveur militante. Des participants comparaient l’ambiance à celle des meetings de Nicolas Sarkozy en 2007. François-Xavier Bellamy s’est dit « très impressionné par la mobilisation ».

Bruno Retailleau parie sur la sincérité et la radicalité nécessaire. Dans une droite souvent accusée de mollesse, il assume le rôle du candidat qui dit tout haut ce que les Français pensent tout bas. Reste à transformer l’essai dans les mois qui viennent : structurer une campagne, élargir au-delà du noyau dur, et capitaliser sur l’exaspération grandissante face à un pouvoir macroniste à bout de souffle et une gauche extrémiste de plus en plus décomplexée.

La présidentielle de 2027 se jouera sur la capacité de la droite à proposer une alternative crédible et courageuse. Bruno Retailleau vient-il d’en poser les premiers jalons ? Les Français jugeront.

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