Le Canon français : une entreprise festive dans le viseur de gauchistes en mal de buzz

Photo : lecanonfrancais.fr

Prévu le samedi 18 avril 2026 au parc des expositions de Caen, le grand banquet organisé par le Canon français se retrouve au cœur d’une controverse politique inattendue. À quelques jours de l’événement, une pétition relayée par le député européen de La France insoumise Emma Fourreau appelle à son annulation, invoquant la nécessité d’un « barrage républicain » face à ce que les initiateurs du texte présentent comme une manifestation liée à l’extrême droite.

Une mobilisation militante contestée

Le collectif à l’origine de la pétition accuse les banquets du Canon français de dissimuler des comportements et des symboles politiques jugés problématiques. Le texte évoque notamment des chants, des signes ou des attitudes qu’il estime incompatibles avec les valeurs républicaines. Environ 2 500 signatures ont été recueillies en ligne pour soutenir cette demande d’annulation.

Ces accusations sont toutefois fermement rejetées par les organisateurs. Le Canon français, société d’événementiel active depuis plus de quatre ans, revendique une démarche festive centrée sur le patrimoine culinaire et culturel français, sans affiliation politique. Ses dirigeants dénoncent une campagne militante reposant sur des amalgames et des interprétations contestées.

Une réponse ferme des organisateurs

Géraud de la Tour, cofondateur du Canon français, s’est dit « scandalisé » par la situation. Selon lui, l’événement est injustement pris pour cible en raison de l’implication indirecte d’un investisseur, Pierre-Édouard Stérin, dont les positions publiques sont critiquées par certains militants. Il estime que les opposants confondent les opinions personnelles d’un actionnaire minoritaire avec la nature même de l’événement.

Les organisateurs affirment que leur objectif reste inchangé : proposer un moment convivial autour de produits du terroir, dans une ambiance festive. Plus de 4 000 participants ont déjà réservé leur place, pour un tarif d’environ 80 euros.

Les autorités refusent d’interdire l’événement

Malgré la pression militante, la mairie de Caen a indiqué qu’aucune interdiction ne serait prononcée. Les autorités locales estiment que le banquet ne présente pas de risque particulier pour l’ordre public ou la sécurité. Cette décision conforte les organisateurs, qui y voient une reconnaissance du caractère légal et encadré de leur initiative.

En parallèle, les opposants ont décidé de maintenir la pression en organisant un contre-événement sous forme de pique-nique le même jour. Une initiative qui, selon les responsables du Canon français, pourrait perturber le bon déroulement de la manifestation.

Une polémique révélatrice d’un climat tendu

Au-delà du cas précis de Caen, cette affaire illustre un climat de confrontation croissante autour d’événements culturels ou festifs perçus comme porteurs d’une identité traditionnelle. Le Canon français, qui revendique près de 100 banquets organisés et 100 000 participants en quelques années, a déjà été confronté à des tentatives similaires par le passé.

Pour ses fondateurs, la situation actuelle dépasse largement le cadre d’un simple événement : elle pose la question de la liberté d’organiser des rassemblements festifs sans être soumis à des pressions politiques. Une ligne de fracture qui, à Caen, s’exprime désormais de manière particulièrement visible.

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