Jean-Luc Gleyze, président socialiste du conseil départemental de la Gironde, a réclamé lundi à l’État le remboursement de 11 millions d’euros de frais occasionnés par le mégafeu de juillet. Parti de Saumos le 22 juillet, le sinistre a détruit 42 000 hectares.
Avant l’ouverture d’une séance extraordinaire du conseil consacrée à la catastrophe, il a détaillé le périmètre de ces coûts : 7 500 repas préparés, soutien au relogement des sinistrés, consultations de médecins et de psychologues, mobilisation d’agents au titre de la solidarité, ainsi que d’importants chantiers de voirie et d’infrastructures routières. Pour ces dépenses engagées afin de « faire face à l’urgence », il a demandé « la juste compensation par l’État ».
Selon Corinne Martinez, vice-présidente chargée des finances, ces 11 millions s’ajoutent aux 5 millions déjà déboursés en mars, après le passage des tempêtes Nils et Pedro.
Sophie Brocas, préfète de région, prise à partie durant la session, a assuré que l’État apporterait « des aides au Département qui doit faire face à un certain nombre de dépenses ». Elle a souligné le financement par l’État des renforts alloués au service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Gironde — 33 millions d’euros au total — et une enveloppe de 10 millions destinée aux investissements de quinze communes touchées.
Lors des grands feux de 2022 en Gironde, le département avait supporté seul des surcoûts comparables. Jean-Luc Gleyze juge que « la situation budgétaire » de la collectivité l’en empêche désormais. Un plan de redressement, placé sous le contrôle de la chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine, vise le retour à l’équilibre financier de la Gironde à l’horizon 2028. Cette instance a constaté en juillet le « déficit excessif » du budget départemental pour 2025, au-delà du plafond de 5 % prévu par le code général des collectivités territoriales.


