Un rapport de la Cour des comptes paru le 5 octobre 2026 consacré aux liens financiers entre l’État et la Caisse des dépôts et consignations établit que filiales et participations ont apporté 22,3 milliards d’euros au bénéfice net cumulé de la CDC sur la décennie 2015-2025, soit 64 % du résultat du groupe.
Céder les parts qui s’écartent de la doctrine d’actionnaire de l’État — axée sur la résilience et visant « l’impact sociétal positif en encourageant le développement local et la cohésion des territoires » — pourrait, selon la Cour, concourir au redressement des finances publiques. Elle appelle à une revue stratégique du portefeuille plus poussée que les exercices annuels, démarche qui « mérite d’être réalisée » pour « recentrer le portefeuille et le redimensionner significativement ». Les sommes tirées de ce recentrage pourraient remonter à l’État sous forme de versements exceptionnels.
Bras financier de l’État depuis sa création en 1816, la Caisse des dépôts gère notamment les encours du Livret A et du LDDS. À la fin 2025, le fonds d’épargne affichait un bilan de 453 milliards d’euros et un bénéfice net de 2,4 milliards d’euros.


