Mardi, la Commission européenne a adopté plusieurs propositions destinées à fluidifier la circulation des travailleurs au sein de l’UE. La démarche s’appuie sur une simplification des formalités touchant à la fois la reconnaissance des diplômes et la couverture sociale.
« Nous voulons nous assurer que, où que vous travailliez dans l’UE, vos compétences soient prises en compte » et que « votre protection sociale vous accompagne et soit respectée », a expliqué la commissaire aux Affaires sociales Roxana Minzatu lors d’une conférence de presse au Parlement européen à Strasbourg.
L’exécutif souhaite que les documents de sécurité sociale figurent dans les portefeuilles numériques d’identité de chaque pays, sur le modèle de l’application France Identité, selon un format unifié et authentifiable. Les employeurs pourraient ainsi contrôler sans délai la couverture sociale des salariés venus d’un autre État membre.
Les diplômes nouvellement délivrés et les certificats de formation seraient eux aussi versés dans ces portefeuilles, selon une norme partagée. Leur correspondance avec les titres professionnels en usage dans les vingt-sept États membres pourrait être vérifiée par croisement avec une base de données européenne spécialisée.
Pour les personnes originaires de pays tiers, un dispositif unique de validation des compétences est également envisagé, afin d’alléger les embauches là où la main-d’œuvre fait défaut.
Basée à Bratislava, l’Autorité européenne du travail verrait ses prérogatives et ses moyens de contrôle étendus, en particulier face au travail non déclaré.
Avant d’entrer en vigueur, ces textes devront encore recueillir l’aval du Parlement européen et des États membres. Ils s’inscrivent dans une démarche visant à achever le marché unique, qui regroupe 450 millions d’habitants.


