Malgré l’annonce récente de la direction d’une avance de 1 000 euros sur la prime annuelle, la CGT confirme son mot d’ordre : une grève de 24 heures, ce jeudi 8 octobre, sur l’ensemble des sites de TotalEnergies, au nom de l’emploi et des salaires.
Éric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, a jugé que « La tentative de désamorçage de notre direction (…) ne fonctionne pas ». Et d’ajouter : « Tout le monde, normalement, jeudi, appellera à la grève dès le premier quart du matin. »
Le mouvement vise en particulier les raffineries, où les expéditions de carburants « seront bloquées, ou ralenties », ainsi que le réseau Argedis — quelque 180 stations-service, surtout autoroutières — qui risque d’être paralysé par endroits. Des arrêts de travail restent envisageables aussi chez Hutchinson.
Sur le volet salarial, le syndicat réclame 200 euros d’augmentation « pour tous » et un « salaire de base minimum au périmètre du groupe, à hauteur de 1,2 SMIC ». Les négociations annuelles obligatoires sont attendues en décembre. Pour les effectifs, jugés « sous tension » au point d’affecter la sécurité, il demande des embauches, la conversion de CDD en CDI et l’intégration des intérimaires.
La journée de grève coïncide avec des tensions d’approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient, et avec une forte affluence aux pompes après le plafonnement des prix décidé par le groupe.


