Vendredi 25 septembre, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a mis en cause le manque de transparence concernant les décès survenus dans les lieux privatifs de liberté. Plusieurs centaines de personnes y décèdent chaque année en France, sans qu’un bilan exact soit établi.
Pour 2025, le ministère de la Justice a fait état de 275 décès en détention, dont 136 par suicide. Le taux s’est élevé à 19,4 suicides pour 10 000 personnes incarcérées, bien au‑dessus de la médiane européenne (7,3). Dans des établissements en suroccupation, 24 détenus ont été tués par des codétenus entre 2022 et avril 2026.
En 2024, le ministère de l’Intérieur a dénombré 14 décès dans les locaux de police et de gendarmerie ainsi que dans les centres de rétention administrative, contre quatre l’année précédente.
La CGLPL a aussi pointé des lacunes dans l’accès aux soins : jusqu’à un tiers des extractions médicales ont été annulées faute d’escorte. Elle a demandé l’arrêt immédiat de la contention en psychiatrie, ainsi qu’une analyse systématique et une publication des données sur les décès.


