L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmente de 3,4 % sur un an en septembre 2026, après +2,6 % en août, selon l’estimation provisoire publiée mercredi par l’Insee. Il s’agit de son plus haut niveau depuis janvier 2024.
L’indice des prix à la consommation (IPC) progresse de 3,0 % sur un an, après +2,4 % en août, au plus haut depuis février 2024. Sur un mois, l’IPC recule de 0,3 % après une hausse de +0,7 % en août ; l’IPCH recule de 0,4 % après +0,7 %.
Les prix de l’énergie accélèrent à +21,2 % sur un an, après +16,7 %, tirés par les produits pétroliers et le gaz. Les produits frais augmentent de +9,9 % après +5,9 %. L’alimentation dans son ensemble progresse de +1,5 % après +1,1 %. Les services s’inscrivent à +2,2 % après +1,9 %. Les produits manufacturés reculent de 0,3 % après −0,4 %. Le tabac progresse de +3,3 %, un rythme inchangé.
Les analystes tablaient sur +3,1 % pour l’IPCH et +2,8 % pour l’IPC. Les résultats définitifs paraîtront le 15 octobre 2026.
L’accélération s’inscrit dans le sillage de la flambée des prix énergétiques consécutive au blocage du détroit d’Ormuz fin février, dans le contexte de la guerre en Iran. Avant ces événements, l’inflation progressait d’environ 1 % sur un an. L’IPCH, utilisé pour les comparaisons européennes, diffère de l’IPC notamment sur les dépenses de santé, retenues en prix nets d’un côté et en prix bruts de l’autre.


