La Conférence des évêques de France (CEF) a signé, mardi 6 octobre, une convention avec la Miviludes visant à lutter contre les dérives sectaires. Elle est la troisième instance religieuse à conclure un tel accord, après les protestants en novembre 2025 et les congrégations religieuses en juillet 2026.
Le texte repose sur quatre piliers : l’échange d’informations, l’analyse des facteurs de risque, des opérations de sensibilisation et le renforcement de la formation.
« Nous franchissons une étape décisive pour structurer, pérenniser et intensifier notre démarche commune », a déclaré Patricia Mirallès, présidente de la Miviludes, lors de la signature.
L’archevêque de Marseille Jean-Marc Aveline, président de la CEF, a souligné l’engagement de l’épiscopat « de prévention et de lutte contre toutes les situations d’emprise, les agressions sexuelles, mais aussi physiques, spirituelles, psychologiques… ».
La Miviludes a rappelé que 35 % de ses signalements entre 2022 et 2024 concernaient les cultes et la spiritualité. Le service « conseil et conciliation‑emprise et dérives sectaires » de la CEF a reçu 171 situations entre septembre 2024 et août 2025, dont 107 ont été closes.


