L’AIE : 325 millions de barils de réserves libérés depuis mars

Samedi, l’Agence internationale de l’énergie a fait savoir que les retraits opérés dans les réserves stratégiques de pétrole et de produits pétroliers s’élevaient désormais à 325 millions de barils. Ce volume représente 80 % des 400 millions que le G7 s’était engagé à mobiliser le 11 mars.

« Environ 325 millions de barils de l’action collective de l’AIE annoncée le 11 mars ont été libérés jusqu’ici, ce qui représente 80 % des 400 millions de barils promis à l’origine », a écrit l’agence dans un communiqué. De la mi-mars au 21 juillet, 290 millions de barils ont rejoint le marché ; seuls 35 millions supplémentaires y ont été versés entre la fin juillet et le début d’octobre.

Vendredi, le G7 a annoncé « une libération coordonnée, par l’AIE, de 100 millions de barils, qui commencera immédiatement ». Le texte ne précise pas si ce contingent de 100 millions intègre les 75 millions encore dus au titre de l’accord de mars, ou s’il porte l’engagement cumulé à 500 millions de barils.

Les stocks d’urgence des États membres de l’AIE dépassent 1,2 milliard de barils. S’y ajoutent 600 millions conservés par l’industrie sous obligation publique. Ces réserves ont été mises en place dès 1974, dans le sillage du choc pétrolier lié à la guerre du Kippour.

L’approvisionnement des pays du G7 subit une double contrainte : le détroit d’Ormuz, verrouillé par l’Iran — cible d’attaques américaines et israéliennes — freine les envois en provenance du Golfe, tandis que l’Ukraine frappe des installations énergétiques russes. Partout, le coût des carburants s’est envolé, y compris aux États-Unis, pourtant exportateurs nets de pétrole et de produits pétroliers.

Selon Washington, l’Union européenne — qui tire des États-Unis la moitié de son diesel — dispose encore de leviers pour alléger la tension. Vendredi, Donald Trump a indiqué que « ça n’a jamais vraiment été sur la table » s’agissant d’une éventuelle interdiction de ces exportations vers l’Europe, tout en saluant les choix du G7.

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