Je ne parle jamais de ma vie privée sur Le Journal des Français, mais nous sommes ici en plein dans mon métier, alors je ferai une exception. Ça fait quatre décennies que je travaille en radio & TV, médias dans lesquels j’ai occupé toutes les positions possibles.
Vous le savez, les concours, les jeux, sont toujours couverts par deux « garanties » : la présence d’un règlement – qui doit être publié – et le travail d’un huissier, qui vient opérer ou valider les procédures.
Lors du tirage du loto, par exemple, la seule personne au monde qui n’a pas le droit de jouer, c’est l’huissier, puisque, si deux boules se bloquent, c’est lui qui doit désigner la boule gagnante.
Alors, comment triche-t-on quand même ? Comment triche-t-on légalement ?
Lorsqu’il s’agit d’un vote des téléspectateurs, la méthode est connue et pratiquée sans complexe. Elle a même été racontée par Benjamin Castaldi dans un entretien.
À partir du lancement de l’opération de vote par téléphone, on peut suivre en direct le résultat, mis à jour instantanément. Et bien évidemment, ce résultat évolue beaucoup. L’un des candidats mène le score, et quelques secondes plus tard, un autre prend la tête. Et ces oscillations, ces alternances, continuent tout au long de l’opération de vote. Il suffit alors tout simplement de déclarer le vote terminé pendant l’un des moments où le candidat que l’on veut faire gagner est en tête. Et ainsi, on choisit le gagnant, totalement « légalement », sans que le vote du public n’ait eu aucune influence.
Voila, vous savez tout.
La prochaine fois qu’une chaîne de télévision vous demandera « de choisir entre deux finalistes », économisez 2 euros : ne votez pas.


