Islam : les vérités explosives d’Azihari

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L’entretien accordé ce samedi par Ferghane Azihari au Figaro n’a rien d’une conversation mondaine ni d’un exercice académique feutré. Il s’agit d’un réquisitoire structuré, argumenté, assumé, contre ce que l’essayiste considère comme l’un des plus grands aveuglements intellectuels contemporains : la séparation artificielle entre islam et islamisme, devenue dogme politique, médiatique et universitaire.

Au fil des questions, Azihari déploie une vision cohérente, radicale et profondément dérangeante pour le consensus dominant.


Une distinction artificielle

Le cœur de sa démonstration tient en une idée simple : historiquement, théologiquement et politiquement, l’islam et l’islamisme relèveraient d’un même ensemble doctrinal.

Azihari rappelle que, jusqu’au XXe siècle, les deux termes étaient employés indifféremment pour désigner la religion musulmane et son système juridique. La séparation actuelle ne serait donc pas le fruit d’une évolution théologique, mais d’un choix politique récent, forgé pour désamorcer les tensions liées à l’immigration et à l’installation durable de populations musulmanes en Europe.

Selon lui, cette précaution lexicale a surtout servi à neutraliser toute critique globale de l’islam, en la disqualifiant aussitôt comme « amalgamante » ou « islamophobe ».

Un constat sévère sur le monde musulman contemporain

L’entretien s’appuie sur une série d’indicateurs que l’essayiste juge impossibles à ignorer : faiblesse des régimes démocratiques, condition des femmes, persécution des minorités, production scientifique marginale, retard technologique, conflits armés récurrents, poids du terrorisme islamiste dans les statistiques mondiales.

Azihari ne nie pas que d’autres civilisations aient connu violence et obscurantisme, mais il affirme que l’ampleur et la persistance de ces phénomènes dans les sociétés musulmanes contemporaines constituent une singularité lourde de sens.

Pour lui, ce décalage ne peut être expliqué uniquement par la colonisation ou par des facteurs économiques ; il renvoie à des blocages culturels et religieux profonds.

La critique du mythe de l’âge d’or islamique

Autre point central : la remise en cause de la vision idyllique d’un islam historiquement porteur de tolérance, de science et de progrès.

Azihari rappelle que nombre des grandes avancées attribuées à la civilisation islamique furent en réalité le fait de savants chrétiens, juifs ou héritiers directs de la culture grecque et romaine, intégrés dans des empires musulmans plus conquérants que créateurs.

Il insiste également sur l’effacement délibéré des civilisations préislamiques du Proche-Orient, d’Afrique du Nord et d’Asie centrale, dont l’héritage aurait été largement détruit ou marginalisé.

Immigration et choc culturel

L’essayiste lie explicitement ces constats à la situation européenne.

Il estime que l’immigration massive issue du monde musulman ne peut être analysée uniquement sous l’angle social ou humanitaire, car elle introduit sur le sol européen des systèmes de valeurs souvent incompatibles avec l’héritage libéral, laïque et individualiste de l’Occident.

Azihari invoque Karl Popper et le paradoxe de la tolérance : une société qui tolère sans limite des idéologies hostiles à ses principes finit par organiser sa propre disparition.

Dans cette logique, l’accueil inconditionnel serait moins un geste moral qu’une forme d’abdication politique.

Sortir de la religion comme horizon

La proposition la plus explosive de l’entretien concerne la « sortie de l’islam ».

Azihari affirme que l’émancipation des sociétés musulmanes passe, comme ce fut le cas en Europe, par un recul massif de la religion dans la sphère publique et intime. Il cite l’exemple iranien, où une jeunesse urbaine se détourne rapidement de la foi officielle malgré la répression.

Selon lui, l’Occident devrait cesser de sacraliser l’islam au nom du respect culturel et soutenir, au contraire, les dynamiques d’apostasie, de sécularisation et de critique interne.

Cet entretien ne se contente pas de provoquer : il met en lumière le gouffre qui sépare désormais le discours officiel, policé et rassurant, d’une réalité géopolitique, culturelle et démographique que l’Europe repousse sans cesse à plus tard, au prix d’un aveuglement dont elle finira tôt ou tard par payer le coût.

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