François Ruffin rêve d’un « Puy du Fou de gauche, sur les pages sombres de notre histoire »

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François Ruffin a trouvé sa vocation tardive : directeur artistique de la repentance nationale.

Après le journalisme engagé, le cinéma subventionné et la politique moralisatrice, le voilà scénographe de la culpabilité collective. Son idée ? Créer un « Puy du Fou de gauche ». Comprendre : un parc d’attractions sans panache, sans héros, sans grandeur, mais avec beaucoup de panneaux explicatifs et une sono diffusant en boucle des excuses officielles.


Le parc d’attractions sans plaisir

Au Puy du Fou, on croise Jeanne d’Arc, des chevaliers, des mousquetaires, des foules enthousiastes et des enfants émerveillés.

Dans la version Ruffin, on imagine plutôt des animateurs en gilet en laine recyclée expliquant à des visiteurs somnolents que la France est un malentendu historique, que ses victoires sont suspectes et que ses figures glorieuses doivent être démontées avec des pincettes idéologiques.

Pas de combats épiques, mais des ateliers pédagogiques.
Pas de panache, mais des formulaires de repentance.
Pas de fresques grandioses, mais des powerpoints émotionnels.

L’Histoire transformée en séance de rééducation

François Ruffin se dit inquiet : des familles de gauche osent emmener leurs enfants au Puy du Fou. Drame absolu. Des enfants risqueraient donc d’aimer leur pays sans autorisation préalable.

Il faut vite réparer cette anomalie.

Son parc rêvé traiterait « de l’esclavage », des « pages sombres », de la culpabilité, de la faute, de la honte structurante. Une sorte de centre de redressement civique grandeur nature, où chaque attraction se conclurait par un rappel utile : « N’oubliez pas de vous sentir coupable en sortant. »

On attend déjà les attractions phares :
La descente vertigineuse dans le patriarcat systémique
Le labyrinthe des privilèges invisibles
Le grand huit de la déconstruction

Frissons garantis, joie interdite.

La culture comme outil de dressage

Ruffin l’explique sans trembler : la culture doit « remettre de l’air » et « remettre de l’imaginaire ».

Traduction : remplacer l’imaginaire populaire par un logiciel idéologique certifié conforme.

La culture n’est plus là pour émerveiller, transmettre ou relier ; elle devient un instrument thérapeutique destiné à soigner le peuple de son mauvais goût persistant pour son propre passé.

Autrefois, on appelait cela de la propagande.
Aujourd’hui, on dit « projet culturel inclusif ».

Une France en dépression… surtout idéologique

Ruffin diagnostique une France dépressive. On le croit volontiers : elle écoute ses sermons depuis quinze ans.

À force d’expliquer au pays qu’il est une erreur historique, une faute morale et un accident colonial, il ne faut pas s’étonner que certains manquent d’enthousiasme.

Mais la solution est trouvée : un parc à thème de la culpabilité permanente, financé par le contribuable, où l’on viendra apprendre à ne plus aimer ce que l’on est.

La gauche n’a pas perdu le sens du spectacle : elle a simplement remplacé les héros par des coupables et l’aventure par des fiches pédagogiques.

Et elle appelle cela un « récit national ».

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