Le tribunal judiciaire de Laval a indiqué samedi 12 septembre l’ouverture d’une enquête après des violences urbaines survenues dans la ville au cours de la nuit de vendredi à samedi.
Pompiers et policiers se sont déplacés pour un incendie de poubelle dans un quartier populaire de cette commune mayennaise de 50 000 habitants. Une cinquantaine de personnes les ont pris à partie et ont multiplié les tirs de mortiers à leur encontre.
Des véhicules ont ensuite été incendiés. Un magasin d’électroménager et la Maison du département, antenne de proximité du conseil départemental de la Mayenne, ont aussi été la proie de départs de feu.
Pompiers et forces de l’ordre ont mobilisé d’importants effectifs, appuyés par des renforts venus d’autres départements. Aucun blessé n’a été recensé ; aucune interpellation n’a eu lieu.
Les investigations portent en particulier sur la destruction du bien d’autrui par incendie, ainsi que sur des violences en guet-apens avec usage d’une arme contre une personne dépositaire de l’autorité publique. Les peines encourues atteignent dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.
« La mobilisation rapide des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers a permis de protéger les bâtiments et de limiter les dégâts, qui ne doivent pas se reproduire, ni cette nuit, ni les prochains jours », a réagi samedi matin sur X la préfète Nadège Baptista.
Olivier Richefou, président de la Mayenne, a déploré qu’« un groupe d’individus s’est notamment attaqué à la Maison du département (…) à l’aide de tirs de mortiers ». « Ces actes ont provoqué d’importants dégâts matériels », a-t-il indiqué. « S’en prendre à ce lieu, c’est s’en prendre à un service public de proximité qui accompagne chaque jour les familles, les enfants et les publics les plus fragiles », a-t-il souligné.


