Il aura suffi d’un scrutin interne pour rallumer un débat explosif. L’élection d’un représentant issu du syndicat des Étudiants musulmans de France (EMF) au sein du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) a déclenché une vive polémique, révélatrice des tensions idéologiques qui traversent aujourd’hui l’université française.
Le 1er avril, les 181 élus des Crous étaient appelés à désigner leurs représentants nationaux. Résultat : une liste comprenant notamment un membre des EMF obtient 32,1 % des suffrages et décroche trois sièges. Une percée rendue possible, selon le syndicat de droite UNI, par une alliance avec des organisations étudiantes classées à l’extrême gauche, comme l’Union étudiante et la Fédération syndicale étudiante.