EDF souhaite revoir les normes de température des cours d’eau

Selon des sources proches du dossier, EDF voudrait adapter les règles environnementales qui plafonnent la température des cours d’eau afin d’intégrer les effets du réchauffement climatique. Pendant l’été 2026, de fortes chaleurs ont contraint le groupe à interrompre le fonctionnement de plusieurs réacteurs.

L’électricien, propriété exclusive de l’État, gère 57 réacteurs nucléaires. Pour 42 d’entre eux, le refroidissement s’appuie sur un fleuve ou une rivière ; les installations restantes se trouvent en bord de mer.

Pour chaque installation, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) détermine des seuils thermiques applicables à l’eau. Ces plafonds visent à contenir l’impact des rejets liés au refroidissement sur la faune et la flore aquatiques. Lorsqu’ils sont atteints, EDF doit parfois diminuer la production de ses centrales.

À propos de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), une source proche du dossier affirme que « l’écosystème a déjà changé sur la Garonne, qui est le plus souvent déjà au maximum de 28 degrés ».

« Le retour d’expérience de l’été fait actuellement l’objet d’une analyse approfondie. Les travaux n’étant pas encore finalisés, il est trop tôt à ce stade pour en dégager des conclusions définitives », a réagi EDF interrogée par l’AFP.

Les fortes chaleurs ont conduit, cet été en France, à l’arrêt simultané de jusqu’à quinze réacteurs.

Avec 12 % de la consommation, le refroidissement des centrales électriques constitue le troisième usage d’eau douce du pays, après l’agriculture et l’alimentation en eau potable. EDF indique que, dans les centrales à circuit ouvert, la totalité de l’eau prélevée peut être rendue au milieu, avec une hausse de température pouvant aller de 4 à 6 degrés lors des étiages. Lorsque des tours de réfrigération équipent les réacteurs, 77 % de l’eau revient au milieu naturel, à peine réchauffée de quelques dixièmes de degré, le solde s’évaporant.

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