Duralex reprise par Cédric Meston, 155 emplois préservés sur 220

Mercredi 14 octobre, le tribunal de commerce d’Orléans a homologué le projet de reprise de la verrerie Duralex porté par Cédric Meston par l’intermédiaire de sa société de portefeuille Tomé.

Cette offre a emporté la décision face à celle du groupe Carlesimo, basé à Saint-Étienne. Elle conserve 155 postes sur un effectif d’environ 220 salariés, soit plus de 70 % des emplois, contre 129 seulement dans la proposition rivale. Un plan de sauvegarde de l’emploi accompagnera les suppressions.

« C’est gagné ! Nous sommes les nouveaux propriétaires de Duralex. C’est une vraie responsabilité, on fera tout pour être à la hauteur et que la société soit pérenne dans le temps », a déclaré à l’AFP Cédric Meston, cofondateur de HappyVore et propriétaire de Tupperware France.

Le montage financier s’élève à 16 millions d’euros. Dix millions de fonds privés sont apportés par Cédric Meston et par NJJ Capital (Xavier Niel) ; six millions de concours publics complètent l’ensemble, sous forme de prêts des collectivités et de financements de l’État.

Le projet combine rationalisation de la production, synergies commerciales avec Tupperware et bascule du four à gaz vers une technologie entièrement électrique à l’horizon 2029, dans le but d’alléger les coûts énergétiques et les émissions de CO₂.

Le 1er juin, la société a basculé une nouvelle fois en redressement judiciaire : c’était la cinquième en près de vingt ans. Elle avait basculé en SCOP en 2024, avant l’échec de cette tentative.

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