Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé jeudi 1er octobre sur France 2 que le gouvernement retirait la mesure instaurant des droits d’inscription pour les étudiants non boursiers en brevet de technicien supérieur (BTS) et en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Cette disposition figurait à l’article 54 du projet de loi de finances pour 2027, présenté le matin même.
La mobilisation dans les lycées s’est poursuivie jeudi après-midi. Les montants prévus s’élevaient à 178 euros en BTS et à 270 euros en classes préparatoires.
Ces formations demeurent gratuites, sans condition de ressources, à la différence de l’université. Les élèves de CPGE doivent déjà s’inscrire à l’université pour environ 180 euros et s’acquitter de la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) de 105 euros, soit un total d’environ 285 euros par an. La mesure aurait porté la facture annuelle à près de 555 euros.
Le coût annuel moyen supporté par l’État s’élève à 19 000 euros par étudiant en prépa et à 17 000 euros en BTS, contre 12 500 euros à l’université. En 2024, 87 000 étudiants étaient inscrits en CPGE et 217 000 en BTS.
Les boursiers, les pupilles de la Nation et de la République, les réfugiés et les demandeurs d’asile auraient été exonérés. Les montants devaient être revalorisés chaque année en fonction de l’inflation.


