Des policiers se sont rassemblés mardi 15 septembre à Paris, à l’appel de syndicats dont Alliance Police Nationale et Un1té Police FO, pour dénoncer un manque de moyens, de reconnaissance et de revalorisation salariale.
Le cortège s’est formé au rond-point des Champs-Élysées-Marcel-Dassault avant de se diriger vers l’Assemblée nationale, au son de sifflets et sous des confettis bleus.
Alliance a fait état de 10 000 manifestants venus notamment de Lille, Marseille et Lyon. D’autres estimations évoquent plusieurs centaines à plusieurs milliers de participants.
« Les revendications sont simples : aujourd’hui on n’arrête pas de nous dire qu’on considère et qu’on respecte le policier mais en termes d’augmentation de salaires, il n’y a rien », a déclaré Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance. Il a ajouté : « Le risque est de plus en plus accru pour les policiers, le métier est de plus en plus dangereux et pourtant la prime de risque n’a pas augmenté depuis 2019. » Yoann Maras, du même syndicat, a détaillé la participation à l’échelle nationale. Alliance chiffre les besoins à 300 à 500 millions d’euros supplémentaires par an pour la police.
Les syndicats ont indiqué que les policiers pourraient ne pas être « aussi engagés » lors de la visite en France du pape, prévue fin septembre, dont une partie à Paris. Un1té a déclaré ne pas exclure un mouvement social pendant cette visite. Les services de renseignement surveillent les appels diffusés sur les réseaux en lien avec d’éventuels troubles.
Les policiers avaient déjà manifesté le 30 juin avec Un1té. Ils sont sortis insatisfaits d’une rencontre budgétaire tenue le 4 septembre avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Des mobilisations locales ont également eu lieu, dont un rassemblement de 200 policiers à Marseille devant le commissariat central, à l’appel d’Un1té.


