La 37e cérémonie des Molières, diffusée lundi 4 mai 2026 sur France Télévisions depuis les Folies Bergère, a une nouvelle fois été marquée par un ton politique très marqué à gauche. Blagues contre la ministre de la Culture, attaques contre CNews, sketchs moquant Rachida Dati et parodie de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public : le divertissement a largement cédé la place à la politique partisane. David Lisnard, candidat à l’élection présidentielle et président de Nouvelle Énergie, a vivement réagi sur X en dénonçant un « conformisme de gauche » qui « se parle à lui-même et fait la leçon ricaneuse ».
Un spectacle subventionné au service d’une idéologie unique
Pour David Lisnard, cette soirée illustre parfaitement le malaise du spectacle vivant français : une culture largement financée par l’argent public, mais captée par une gauche culturelle qui impose son agenda et son humour monocorde. « Tellement déjà vu et entendu, tellement paresseux, tellement monocorde, tellement irrespectueux des contribuables et finalement tellement nuisible au spectacle vivant censé être promu par la cérémonie », a-t-il écrit.
La cérémonie n’a pas dérogé à ses habitudes. Merwane Benlazar, humoriste controversé revenu sur France 2, a multiplié les vannes sur « les blancs », CNews et Rachida Dati. Un sketch a même parodié la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public en ridiculisant son rapporteur Charles Alloncle. Des piques ont également visé Gérald Darmanin et Catherine Pégard, ministre de la Culture. Pour de nombreux observateurs, cette soirée a confirmé que les Molières sont devenus un rendez-vous où une certaine élite culturelle se congratule tout en méprisant une partie des Français qui financent pourtant ce système.
David Lisnard face à la réaction agacée du président de la cérémonie
Jean-Marc Dumontet, producteur et président de la cérémonie, a répliqué à David Lisnard avec le mépris qui le caractérise : « C’était joyeux et valorisant. France TV était à sa place en soutien. Nous avons fait un très bon score. Vous avez trop d’aigreur et de démagogie pour être audible. » Une réponse qui confirme justement le déni du milieu face à toute critique.
David Lisnard refuse cette posture. Pour lui, il ne s’agit pas d’aigreur mais d’un constat lucide : une culture subventionnée qui se coupe du réel, qui ne respecte plus la pluralité des sensibilités et qui transforme une remise de prix en tribune idéologique. Il rejoint en cela les nombreuses réactions de téléspectateurs et d’artistes qui ont dénoncé un « meeting woke » ou un « cirque pitoyable parasitant l’argent public ».
Vers une nécessaire réorientation de la politique culturelle ?
Cette polémique intervient alors que David Lisnard, qui a quitté Les Républicains, construit sa candidature présidentielle autour de la défense du bon sens, de la liberté et de la fin des élites déconnectées. Il dénonce régulièrement la confiscation de la culture par une gauche qui, selon lui, utilise les institutions et les financements publics pour promouvoir ses idées tout en excluant les voix dissidentes.
La cérémonie des Molières, qui se veut une vitrine du théâtre français, risque selon lui de devenir contre-productive : en aliénant une partie du public, elle fragilise le soutien populaire à une culture vivante qui devrait au contraire rassembler au-delà des clivages.
David Lisnard pose une question de fond : jusqu’à quand l’argent des contribuables servira-t-il à financer un conformisme idéologique aussi évident ? Sa critique, loin d’être isolée, reflète un ras-le-bol croissant face à la politisation d’un secteur qui devrait avant tout divertir, émouvoir et élever, sans faire la morale.
Depuis 1789, la gauche n'a de cesse en France que de pousser son agenda de déconstruction, avec les dégâts catastrophiques que l'on connaît sur la famille, les saines valeurs, et l'état général de la France. Il est donc très important de suivre au plus près ce que fait et ce que dit la gauche, dans tous ses avatars.
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