Le ministre David Amiel a estimé samedi que « nous ne sommes pas en crise financière, mais à l’évidence, la situation est très préoccupante ». Les taux à 10 ans de la dette française se sont approchés des 5 % cette semaine.
« Les taux d’intérêt ont augmenté d’un point depuis le mois de juillet », a-t-il précisé, ce qui, « si jamais c’était stabilisé, voudrait dire 36 milliards d’euros en plus de charges d’intérêt tous les ans à terme. C’est trois fois le budget du ministère de la Justice ».
Ces hausses touchent aussi « les entreprises qui ont besoin d’investir, pour les particuliers qui ont besoin de crédits à la consommation ou de crédits immobiliers », a-t-il indiqué. Exemple donné : « un point de taux d’intérêt sur un crédit immobilier, qui emprunterait par exemple 200 000 euros, ça veut dire une mensualité qui augmente de 100 euros par mois ».
Le ministre a insisté sur « l’urgence à agir » et sur la nécessité d’un budget réduisant le déficit pour faire baisser les taux. Il a appelé à un « ressaisissement collectif ». Il a relevé que « les premières heures de débat à la Commission des Finances ont conduit, en quelques heures, à dégrader le déficit de près de 4 milliards d’euros ».
Les députés ont rejeté vendredi en commission la partie « recettes » du budget 2027. Le texte revient mardi en séance dans la version initiale du gouvernement.


