Cyber-Misère : un hacker se moque de l’État et balance les données de 224.000 policiers

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C’est devenu une farce tragique, un running gag national qui ne fait plus rire personne sauf les cybercriminels et les ennemis de la France. Pendant que Macron et son gouvernement nous bassinent avec leur « souveraineté européenne » et leur « France puissance », un hacker sous le pseudonyme « Misère » (le nom est presque trop symbolique) s’offre tranquillement les données personnelles de 224.000 policiers et de leurs familles. Bienvenue dans la République des Bisounours numériques, où même ceux qui sont censés nous protéger sont laissés nus face aux pirates.

La Fédération sportive de la Police nationale (FSPN) a été victime d’une cyberattaque massive. Selon French Breaches, ce sont potentiellement 180.000 certificats médicaux, plus d’un million de convocations et quatorze années de données qui auraient fuité. Licences sportives, informations médicales sensibles, adresses, coordonnées : tout y passe. Et comme par hasard, ce « Misère » est déjà connu pour avoir balancé des données sensibles du secteur public, notamment la messagerie Tchap, l’outil censé sécuriser les communications de l’État.

L’État réagit ? Il publie un communiqué larmoyant, dépose une plainte (on ne rit pas !) et recommande aux policiers… d’être vigilants face aux mails frauduleux. Magnifique. On vole les données de ceux qui portent l’uniforme et on leur dit « faites attention à l’hameçonnage ». On n’invente pas un tel niveau d’irresponsabilité.

Une impéritie d’État chronique

Ce n’est pas un accident. C’est un système. Depuis des années, la France accumule les fuites de données comme d’autres collectionnent les médailles. Hôpitaux, impôts, ministères, applications publiques : rien n’est protégé. On nous vend du « cloud souverain », de la « cyberdéfense européenne », des milliards d’euros dépensés en grands discours… et le résultat est là : un État obèse, bureaucratique et incompétent qui n’est même pas capable de protéger les données de ses propres forces de l’ordre.

Pendant ce temps, on laisse des quartiers entiers aux mains de trafiquants et de délinquants souvent connectés à des réseaux internationaux (dont certains excellents en cybercriminalité), et on s’étonne que les hackers s’en donnent à cœur joie ? Les policiers, déjà épuisés par la gestion de l’insécurité quotidienne, les nuits de violences urbaines et le manque de moyens, découvrent maintenant que leur vie privée est étalée sur des forums clandestins. Bravo l’administration.

Les conséquences sont potentiellement dramatiques

Pensez-y un instant : adresses personnelles de policiers, certificats médicaux (problèmes psychologiques, blessures, pathologies), données familiales… Tout cela peut servir à du chantage, du harcèlement, des menaces ciblées contre les forces de l’ordre et leurs proches. Dans un contexte où les policiers sont déjà régulièrement pris pour cible (embuscades, fusillades, haine anti-flic orchestrée par l’extrême gauche), cette fuite est une bombe à retardement.

Et que fait le gouvernement ? Rien de concret. Pas d’annonce de grand plan de sécurisation, pas de têtes qui tombent, pas de réforme en profondeur de la gouvernance numérique de l’État. On préfère dépenser des fortunes en consultants McKinsey, en applications inutiles et en communication politique plutôt que d’investir sérieusement dans une cybersécurité digne de ce nom, avec de vrais experts français.

Nous sommes en train de nous saborder de l’intérieur. Ce nouvel épisode de piratage en est une illustration pathétique. Un État qui ne protège plus ses frontières, qui ne protège plus ses citoyens, et qui ne protège même plus ses propres serviteurs, est un État en déliquescence.

Il est temps de dire stop à cette incurie

Les Français en ont assez de cette misère sécuritaire à tous les niveaux : dans les rues, aux frontières, et maintenant dans les serveurs. Il ne s’agit plus seulement d’une question technique. C’est une question de souveraineté, de dignité nationale et de survie de l’autorité de l’État.

Aux policiers victimes de cette nouvelle trahison : nous vous soutenons. Aux responsables politiques qui ont laissé faire : votre incompétence n’est plus une option, elle devient un danger public.

La France mérite mieux que cette République de Misère.

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