Sous couvert de protéger les mineurs, le gouvernement français s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa guerre contre la liberté d’expression : selon Politico, X (anciennement Twitter) pourrait bientôt être classé parmi les sites pornographiques, comme YouPorn ou Jacquie & Michel. Officiellement, la raison invoquée est limpide : « X a indiqué depuis 2024 qu’il accepte la distribution de contenu pornographique. Il doit donc être traité comme tel », explique avec un sérieux glaçant le cabinet de la ministre du Numérique, Clara Chappaz.
En apparence, il ne s’agirait que d’une mesure technique : appliquer à tous les sites les mêmes règles de vérification d’âge. Mais personne n’est dupe. Ce n’est pas un souci soudain pour la moralité juvénile qui agite nos gouvernants. La vérité est ailleurs : derrière le vernis de protection des mineurs, c’est une opération de censure qui se joue.
Car X n’est pas n’importe quelle plateforme. Depuis son rachat par Elon Musk, elle est devenue l’un des rares espaces numériques où les voix dissidentes, les opinions non-alignées et les vérités trop bruyantes trouvent encore un écho. C’est un lieu de débat, de confrontation d’idées – y compris celles qui dérangent le pouvoir en place. Un espace que la macronie, si soucieuse de « lutter contre la haine en ligne », rêve de faire taire depuis des mois.
Le prétexte pornographique est pratique : il permet d’imposer une vérification d’âge intrusive, voire dissuasive, qui filtrera mécaniquement les utilisateurs. Qui ira fournir sa pièce d’identité pour accéder à une plateforme généraliste ? C’est le début d’un étranglement numérique par l’étouffement administratif.
La ficelle est un peu grosse, mais le procédé, lui, est diablement efficace. Faire passer une agora pour un peep-show, et le tour est joué.
Pendant ce temps-là, les vraies plateformes de pornographie commerciale, elles, continuent d’inonder la jeunesse d’images abjectes, souvent sans le moindre filtre. Là, silence radio.
X n’est pas un site pornographique. C’est un site libre, et c’est précisément pour cela qu’il dérange. Le gouvernement français, prompt à donner des leçons de démocratie au monde entier, préfère voir des adolescents regarder du porno plutôt que lire un tweet qui critique la doxa officielle.
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