Cinq personnes ont été mises en examen le vendredi 2 octobre pour des soupçons de financement du Hamas par l’intermédiaire d’associations humanitaires. Elles avaient été placées en garde à vue le 29 septembre par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), après l’ouverture d’une information judiciaire.
Trois d’entre elles, dont deux présidents d’associations caritatives françaises — Baraka, en Gironde, et Ensemble C Mieux, dans la Loire — figurent sur une liste noire américaine. Washington accuse un système d’avoir collecté plus de deux millions de dollars en six ans, dont 1,5 million après le 7 octobre 2023, des fonds qui auraient été transférés à un responsable du Hamas à Gaza.
Les mis en examen contestent les faits et affirment poursuivre un but exclusivement humanitaire. Le parquet national antiterroriste (Pnat) avait requis la détention provisoire des deux présidents d’associations : l’un a été placé en détention provisoire, l’autre sous contrôle judiciaire.
Une enquête préliminaire avait été ouverte le 21 avril. Le Pnat n’a précisé ni les montants en cause ni les localisations exactes des associations.


