Plus de 1500 migrants sont arrivés ces derniers jours dans l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc. Beaucoup à la nage. Des hommes et des adolescents dans leur écrasante majorité. Les centres d’accueil sont saturés. Le président de la ville autonome, Juan Vivas, parle d’« urgence humanitaire et sociale absolue ». Deux cents personnes par jour en moyenne. Des bouées, des palmes et des combinaisons en néoprène jonchent les plages. Certains crient « Au revoir le Maroc, bonjour l’Espagne ! » en arrivant.
Et que fait-on face à cela ? On déploie des soldats… après coup. On salue la « coopération exemplaire » avec le Maroc. On promet des transferts « dès que possible ». Comme d’habitude.
Ce n’est pas une « crise humanitaire ». C’est une invasion organisée, intermittente, calibrée, et politiquement instrumentalisée. Le Maroc sait parfaitement ouvrir et fermer le robinet selon ses intérêts diplomatiques. On l’a déjà vu en 2021, lorsque plus de 10 000 personnes avaient traversé en deux jours. On le revoit aujourd’hui, au moment où Rabat célèbre la Fête du Trône. Coïncidence ? Personne de sérieux n’y croit.
Pendant ce temps, les autorités espagnoles et européennes continuent de jouer la carte de l’émotion. « Urgence absolue », « situation désespérée », « solidarité ». Les mots sont toujours les mêmes. Ils servent à transformer une violation massive et délibérée de la frontière en devoir moral. À faire taire ceux qui osent parler de contrôle, de souveraineté et de sécurité. À présenter ceux qui arrivent illégalement comme des victimes, et ceux qui demandent des frontières comme des monstres.
Les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes. Avant le 15 juillet 2026, le ministère de l’Intérieur espagnol n’avait enregistré aucune arrivée par la mer à Ceuta cette année. Quatre personnes en 2025. Vingt-huit en 2024. Puis, soudain, plus de 1500 en quelques jours. Ce n’est pas un phénomène naturel. C’est un flux piloté.
Et qui paie ? Les habitants de Ceuta, d’abord. Les forces de l’ordre ensuite. Puis l’ensemble de l’Espagne et, par effet de cascade, le reste de l’Europe. Car une fois entrés dans l’espace Schengen, ces arrivants ne restent pas tous à Ceuta. Ils circulent. Ils s’installent. Ils rejoignent les flux déjà existants.
Le plus scandaleux reste le discours. On nous parle sans cesse d’« humanitaire » alors que la majorité des arrivants sont des hommes jeunes, valides, en âge de travailler et de servir. On nous parle de « coopération exemplaire » avec un pays qui laisse sciemment partir des centaines de personnes vers une enclave européenne. On nous parle de « sécurité » tout en refusant de traiter le problème à la racine : le contrôle effectif des frontières et la fermeté face aux États qui utilisent les migrants comme levier de pression.
Ceuta n’est pas un accident. C’est le symptôme d’une Europe qui a perdu le sens de ses frontières et le courage de les défendre. Tant que les dirigeants continueront à répondre à chaque vague par des formules compassionnelles et des promesses de « transferts », les prochaines vagues arriveront. Plus nombreuses. Plus organisées. Plus cyniques.
L’invasion ne s’arrête pas. Elle s’adapte. Et le chantage humanitaire reste l’arme la plus efficace pour empêcher toute réponse digne de ce nom.
L'immigration plus ou moins incontrôlée, et sur laquelle aucun dirigeant européen n'a jamais demandé l'avis des peuples, a profondément modifié notre vie quotidienne, nos services publics, et tout notre environnement.
C'est sans conteste LE fait majeur de ces dernières décennies, et les conséquences de ces politiques irresponsables sont incalculables.
C'est ici que les médias LIBRES et INDÉPENDANTS jouent un rôle primordial : nous sommes les seuls à raconter la vérité, à décrire vraiment les conséquences multiformes de l'immigration, en France et en Europe.
S'abonner au Journal des Français vous permettra non seulement d'accéder à nos articles réservés aux abonnés, mais également de commenter tous les articles.
S'abonner dès maintenant, c'est apporter votre soutien aux seuls qui vous disent la vérité et ne vous cachent rien.
5€/mois — petits revenus
7€/mois
RecommandéAccès abonnés :
- ✓Lecture de tous nos contenus réservés aux abonnés
- ✓Possibilité de commenter tous nos articles
- ✓Gestion de votre abonnement en un clic


