Relaxé à 16 heures par la justice pour un énième procès politique, j’ai la joie d’apprendre à 19 heures qu’on essaie de me faire taire par un autre moyen. Le Conseil Supérieur de l’audiovisuel a donc rendu publique ce 8 septembre une étrange « expertise juridique » aux termes de laquelle je serais devenu une « personnalité politique » méritant que mon temps de parole dans les médias soit décompté.
Je dois avouer qu’après les menaces du gouvernement à mots à peine couverts depuis des semaines, cette décision ne m’étonne guère. Pourtant, cette intimidation porte atteinte à l’exercice de mon métier, et, pire, au principe de pluralisme des idées et de l’expression, que le CSA est justement censé assurer sur les antennes de radios et les chaînes de télévision.
Comme éditorialiste, j’ai toujours pris des positions d’ordre politique – et dans la profession, je suis loin d’être le seul ! Je dispose, en cette qualité, de la carte de presse n*57111, qui protège ma liberté d’opinion et d’expression en toutes circonstances.
À l’inverse, le CSA n’a ni le droit ni la légitimité de juger de l’opinion des gens, et a fortiori de celle des journalistes, dont les droits sont garantis par la Loi de notre République. Le président du CSA le disait pourtant fort justement dans Le Figaro, le 27 janvier dernier : « La réponse est donc très claire : le CSA ne décomptera pas le temps de parole des chroniqueurs dans celui des partis politiques. Ce n’est pas le rôle qui lui est assigné par la loi audiovisuelle de 1986. »
Ce soir, le CSA a trahi sa mission et révélé sa partialité idéologique : il suffit de regarder dans le détail les parcours des membres qui le composent pour s’en convaincre ! J’aurais tant aimé que les institutions de mon pays cessent de s’attaquer toujours aux mêmes et pensent, enfin, à l’intérêt général.
Pour ma part, je ne me tairai pas.
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