Plusieurs personnalités politiques et le dirigeant de l’enseigne Leclerc ont appelé mardi 22 septembre à suspendre ou supprimer les certificats d’économie d’énergie (CEE) appliqués aux carburants, pour faire baisser les prix à la pompe.
Bruno Retailleau (Les Républicains) estime qu’une telle mesure ferait baisser les prix « de 15 à 17 centimes » par litre, soit « une économie de 8,50 euros par plein d’essence ». Fabien Roussel (PCF) demande « tout de suite » la suppression des CEE, qui pèseraient selon lui « 15 centimes par litre ». Michel-Édouard Leclerc juge « la mesure la plus simple » de suspendre « les 20 centimes qui financent les obligations de ceux qui vendent des carburants », pour une durée ne dépassant pas trois mois et sans remettre en cause le plan de décarbonation.
Le dispositif des CEE, créé en 2006 et étendu aux carburants en 2011, oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions d’efficacité énergétique. Ce coût est répercuté sur les prix de vente. Un rapport de la Cour des comptes estimait l’impact à 7,3 centimes TTC par litre en 2023. L’Ufip avance un montant de 16,57 centimes au 11 septembre 2026.
Le ministre de l’Économie Roland Lescure a rejeté ces appels, soulignant que « derrière chaque CEE, il y a une subvention, notamment pour les plus précaires ». La suppression des CEE n’est pas envisagée par le gouvernement.


