Carburants : règle d’or TVA et aide automatique aux gros rouleurs

Mardi 22 septembre, en fin d’après‑midi, l’exécutif dévoile un dispositif d’accompagnement destiné aux foyers, aux sociétés et aux filières les plus touchées par le renchérissement des carburants.

Roland Lescure, ministre de l’Économie, défend une aide « supplémentaire » destinée aux « gros rouleurs » et versée « automatiquement ». À compter du 1er octobre, ce mécanisme succédera à la prime de 100 euros, dont seulement la moitié des trois millions de Français éligibles a fait la demande. Les soutiens déjà accordés aux agriculteurs, aux pêcheurs et au BTP ont, pour leur part, été reconduits.

Sur RMC, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a assuré : « Nous proposerons (…) des mesures qui seront ciblées, responsables, mais qui n’oublient pas les professionnels de l’accès aux soins ».

Par ailleurs, le chef de l’État a adressé un courrier à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Il y demande un assouplissement des normes de qualité applicables aux carburants, dans le triple objectif d’accroître le rendement des raffineries, d’augmenter la part de biogazole incorporé et de reporter le plan méthane prévu pour le 1er janvier.

L’entourage de Sébastien Lecornu a fait savoir qu’il souhaitait soumettre aux parlementaires l’inscription, dans le budget 2027, d’une « règle d’or » : tout surplus de TVA lié à la hausse des prix des carburants serait « neutralisé » et « restitué » aux Français.

Le litre de gazole affichait en moyenne 2,41 euros, un record. Le SP98 se situait à 2,27 euros, le SP95‑E10 à 2,17 euros.

Sur Europe 1, Philippe Casbas, président du syndicat professionnel des pétroliers Ufip, a déclaré que le prix du baril de Brent « est en train de redescendre et les acteurs économiques font le pari d’une amélioration ». Il a précisé qu’une baisse durable répercutée à la pompe nécessiterait des signaux d’accalmie au Moyen‑Orient.

Selon l’exécutif, le marché mondial accuse un déficit de 10 millions de barils de pétrole par jour, pour une consommation supérieure à 105 millions. Roland Lescure a dit n’avoir « pas d’inquiétudes » concernant les deux mois à venir. Les tensions concerneraient principalement le gazole et le kérosène. À titre exceptionnel, l’État permet aux distributeurs de commercialiser du gazole de qualité été jusqu’au 15 novembre, alors que la date limite était fixée au 1er novembre.

S’agissant du gaz, le tarif de référence grimpera de 6,3 % au 1er octobre, après une hausse de 5,6 % en août.

La semaine dernière, des pêcheurs ont procédé au blocage de dépôts pétroliers. Jeudi à 20 heures, Emmanuel Macron s’exprimera dans une interview diffusée sur TF1 et France 2.

Sur France Inter, Thierry Cotillard, président du groupement des Mousquetaires/Intermarché, a constaté que « le panier moyen baisse » dans les supermarchés, les clients venant « plus souvent mais dépensent moins ».



Le Journal des Francais