Carburants : la colère monte en France

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Plusieurs actions de protestation ont été menées en France face à la hausse des prix du carburant. En Corse comme sur le continent, différents secteurs professionnels dénoncent une augmentation jugée brutale et difficilement soutenable.

À l’origine de cette situation, une crise énergétique liée notamment aux tensions au Moyen-Orient, qui a entraîné une augmentation rapide du coût du pétrole et de ses dérivés.

Des ports bloqués en Corse par les pêcheurs

En Corse, les six principaux ports de l’île ont été bloqués par des pêcheurs. Des bateaux ont été positionnés à l’entrée des ports d’Ajaccio, Bastia, Propriano, L’Île-Rousse, Bonifacio et Porto-Vecchio, empêchant toute circulation maritime.

Un navire de transport de passagers et de marchandises en provenance de Marseille s’est retrouvé immobilisé, tout comme un bateau de croisière.

Les pêcheurs dénoncent une « spirale » de hausse des prix, particulièrement pénalisante sur l’île, où les carburants sont déjà plus chers qu’en métropole. Selon les données évoquées, le gazole utilisé pour la pêche est passé d’environ 64 centimes le litre début mars à 1,09 euro début avril.

Ils demandent un rééquilibrage des prix avec le continent et n’excluent pas de prolonger le blocage en l’absence d’accord.

À Nantes, des blocages sur le périphérique

Sur le continent, des actions ont également été menées. À Nantes, un barrage filtrant a été mis en place sur le périphérique par des entreprises de travaux publics et du paysage.

Une trentaine de véhicules ont participé à cette opération, provoquant des ralentissements importants aux heures de pointe.

Les professionnels concernés dénoncent la hausse du gazole non routier (GNR) et du carburant classique, qui alourdit fortement leurs charges. Ils expliquent ne pas pouvoir répercuter ces augmentations sur des devis établis plusieurs mois auparavant.

Des entreprises fragilisées par la conjoncture

Selon les représentants des entreprises mobilisées, la hausse du carburant réduit fortement les marges, déjà fragilisées par une activité hivernale difficile.

Certaines structures évoquent une situation financière tendue, avec des trésoreries affaiblies et un risque accru pour leur pérennité.

Ces mobilisations s’inscrivent dans une série d’actions déjà observées ces derniers mois, notamment dans le secteur du transport routier.

Une contestation qui pourrait s’étendre

Alors que certaines organisations avaient initialement envisagé une mobilisation coordonnée dans le sud de la France, une partie des acteurs avait préféré temporiser pour privilégier les discussions avec les autorités.

D’autres, en revanche, ont choisi d’agir immédiatement, estimant que la situation ne permettait plus d’attendre.

Si aucune solution n’est trouvée rapidement, les blocages pourraient se poursuivre, voire s’intensifier dans les jours à venir.

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