Carburants : appels au retour des gilets jaunes le 17 octobre

Des appels au retour des gilets jaunes circulent le 11 septembre 2026 sur TikTok, Facebook et Instagram, contre la hausse des prix des carburants. Des affiches reprennent des slogans tels que « La France en crise. Prix de l’essence : ça suffit ! », « Le retour des Gilets jaunes va faire mal ! » et « Le retour des Gilets Jaunes face à la montée en puissance du gazole et toutes les lois de taxation des Français, la révolte a sonné ! ».

Des visuels montrent des manifestants en gilets jaunes brandissant le drapeau tricolore et indiquent des points de rassemblement dans une vingtaine de villes. L’appel apparaît spontané, sans revendication d’un syndicat ou d’un parti. La date la plus reprise sur TikTok est le samedi 17 octobre 2026, premier jour des vacances de la Toussaint ; le samedi 12 septembre est aussi évoqué.

Le prix moyen du gazole est passé de 1,47 € le litre en 2018 à 2,25 € le litre en 2026, soit une hausse de 53 %. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a indiqué que l’exécutif ne baissera pas les taxes : « Ce n’est pas le choix que nous faisons ». Le même jour, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a appelé à une « grande mobilisation populaire », en se référant explicitement à 2018 : « Si le gouvernement n’agit pas dans les jours qui viennent, j’appelle les Français à se mobiliser comme nous avons su le faire en 2018 avec les gilets jaunes (…) sur les ronds-points, devant les sous-préfectures, devant les préfectures, devant tous les lieux de pouvoir, devant l’Élysée, devant Matignon ». Mathilde Panot (LFI) a annoncé que son parti participera « à l’ensemble des mobilisations contre ce gouvernement ».

La préfecture de Paris rappelle que toute manifestation sur la voie publique doit faire l’objet d’une déclaration préalable entre quinze et trois jours avant la date prévue. Un rassemblement « Bloquons tout » des gilets jaunes, le 10 septembre 2025, avait réuni 175 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur et près de 250 000 selon les syndicats.



Le Journal des Francais