Lors d’un entretien à la BBC mercredi 30 septembre, le Premier ministre britannique Andy Burnham a évoqué des « indications claires selon lesquelles l’Iran aurait joué un rôle dans les événements survenus ce week-end à la base de la Royal Air Force à Fairford ».
Près de cette installation située dans le sud-ouest de l’Angleterre, les forces de l’ordre sont intervenues dans la nuit de samedi à dimanche après un appel aux secours mentionnant « trois véhicules suspects ». Cinq citoyens britanniques, âgés de 23 à 25 ans, ont d’abord été placés en garde à vue pour des soupçons d’infractions à la législation sur les explosifs et de préparation d’un acte terroriste. Leur libération sous caution a eu lieu lundi.
Mardi, les enquêteurs ont indiqué qu’aucun engin explosif n’avait été trouvé à bord des fourgons, lesquels contenaient en revanche d’importants volumes d’essence. Téhéran a « catégoriquement » rejeté lundi tout lien avec l’affaire. Les autorités britanniques examinent plusieurs hypothèses, y compris celle d’une implication d’un État étranger.
L’investigation antiterroriste se poursuit « en étroite collaboration avec nos collègues des États-Unis », a encore déclaré Andy Burnham, en assurant que les suspects avaient été « libérés sous caution dans les conditions les plus strictes possible ».
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait pour sa part affirmé mardi que l’affaire impliquait « clairement un acteur étranger ». Le président américain Donald Trump s’est dit surpris de leur remise en liberté : « Je suis surpris qu’ils les aient relâchés, je n’aurais pas fait ça ».
Depuis mars, les États-Unis se servent de la base de Fairford pour des « opérations défensives » menées dans le cadre de leur guerre contre l’Iran, ce qui avait irrité Téhéran.
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