Budget 2027 : trois options pour prélever 6 milliards sur les retraités

Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a évoqué lundi 14 septembre deux pistes pour obtenir 6 milliards d’euros auprès des retraités dans le budget 2027 : geler les pensions ou supprimer l’abattement de 10 % d’impôt sur le revenu dont ils bénéficient. Un panachage des deux mesures est possible, a-t-il indiqué.

La revalorisation annuelle des pensions de base, indexée sur l’inflation attendue à 2,1 % en 2026, coûterait environ 6 milliards d’euros, a-t-il précisé. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a ajouté une troisième option : augmenter la CSG sur les pensions, plafonnée à 8,3 %, contre 9,2 % pour les salariés.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a confirmé un objectif global de 30 milliards d’euros d’économies pour le budget 2027. Des consultations avec les groupes politiques sont annoncées. Le Premier ministre a indiqué vouloir « préserver » les « petites retraites », sans préciser le seuil retenu. Selon les déclarations gouvernementales, aucune pension ne diminuerait en euros.

L’abattement de 10 %, créé en 1978, a représenté une perte fiscale de 5,7 milliards d’euros en 2025. Il ne touche que la moitié des retraités assujettis à l’impôt. Le Conseil des prélèvements obligatoires l’a jugé « trop général et mal ciblé » en 2024. En 2019, la revalorisation avait été limitée à 0,3 % ; en 2020, une sous-indexation partielle avait concerné les pensions au‑dessus de 2 000 euros.

« C’est l’État qui doit se serrer la ceinture », a déclaré sur BFMTV Céline Imart, eurodéputée LR et porte-parole de Bruno Retailleau. Guillaume Roubaud-Quashie, porte-parole du PCF, a pour sa part demandé : « Est-ce que, en permanence, on va se dire que la cible, c’est le retraité ? »



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