Dans le cadre du budget 2027, qui doit être présenté jeudi 1er octobre, Bercy prépare une taxe sur les produits transformés à forte teneur en sucre, sur le modèle de celle déjà appliquée aux sodas.
La mesure viserait cinq ou six catégories parmi les plus sucrées, notamment les friandises, les biscuits, les pâtes à tartiner et les céréales du petit-déjeuner. Un seuil autour de 23 grammes de sucre a été évoqué. L’objectif est d’inciter les industriels à reformuler leurs recettes et de générer pour l’État des revenus estimés à environ 200 millions d’euros.
Jean-François Loiseau, président de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA), a dénoncé sur RMC une mesure qui taxerait « dès le premier gramme de sucre » et toucherait des produits comme le pain d’épice ou le nougat. Il a estimé que les industriels étaient « totalement contre » et « écrasés par les charges ». Il a rappelé que des baisses de 15 à 20 % de sucre avaient déjà été réalisées depuis dix ans et a jugé que la mesure pèserait sur le pouvoir d’achat des consommateurs.


