Jeudi 1er octobre, des participants à la cellule de crise interministérielle réunie en début d’après-midi ont qualifié le mouvement de blocages des lycées de « manœuvre organisée par LFI et ses relais de l’ultragauche » et de « violences urbaines ». Ils estiment que la continuité du service public de l’éducation est devenue « quasiment impossible » dans certains établissements. Une doctrine a été arrêtée pour basculer plusieurs lycées en distanciel.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, doit rencontrer les organisations lycéennes. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, réunit les procureurs généraux pour la réponse pénale.
Bruno Retailleau, candidat LR à l’élection présidentielle, a mis en cause La France insoumise sur RMC-BFMTV. « On a un parti qui est fasciné par la violence, on a un parti qui appelle à la sédition, et même, on a un parti qui essaye d’organiser l’insurrection », a-t-il déclaré. Il a ajouté que « ce qui se passe aujourd’hui devant les lycées, c’est la répétition générale de ce qui pourrait se passer en 2027 si madame Le Pen gagnait ».
Il a évoqué la solidarité de LFI avec la Jeune Garde, les appels à l’insurrection, la remise en cause des institutions et le fait de « mettre une cible dans le dos de nos gendarmes et de nos policiers ». Il a appelé la gauche républicaine à se désolidariser « de la façon la plus nette ». « Je pense aujourd’hui qu’il y a une question qui se pose : c’est la question de l’interdiction de LFI. Je sais que c’est très difficile en droit, mais je la pose, je la lance dans le débat public parce qu’on ne peut plus faire comme si de rien n’était, ça n’est plus possible », a-t-il conclu, en renvoyant au Code de la sécurité intérieure.
Jean‑Luc Mélenchon, interrogé au Sénat, a qualifié ces propos de « ridicule » et d’« absurde ». Il a nié toute implication de La France insoumise — « ni tract, ni discours, ni appel » — et évoqué un « mouvement de masse commandé par télépathie ». Il a accusé l’exécutif de ne pas traiter « l’état d’abandon » de l’Éducation nationale et s’est inquiété de la « violence policière » contre les jeunes.
Mercredi, 625 interpellations et 83 policiers ou gendarmes blessés ont été recensés. Trois enquêtes de l’IGPN ont été ouvertes sur des blessures de lycéens. Le mouvement s’est étendu à des universités et a provoqué des dégradations dans plusieurs villes.
Se tenir informé sur la gauche et l'extrême-gauche en France est d'une grande importance : ce sont des forces qui parfois visent à la déstabilisation de la société, en prenant le risque de conflits internes violents. Notre devoir, en tant que journal libre et indépendant, c'est de vous raconter chaque jour les enjeux liés aux actions de la gauche en France.
En choisissant de vous abonner, vous permettez à la presse non-subventionnée d'exister et de vous informer.
5€/mois — petits revenus
7€/mois
RecommandéAccès abonnés :
- ✓Lecture de tous nos contenus réservés aux abonnés
- ✓Possibilité de commenter tous nos articles
- ✓Gestion de votre abonnement en un clic





