À 12 h ce vendredi 25 septembre, la préfecture de police indique que ses services ont procédé à 21 interpellations dans l’agglomération parisienne, lors des blocus de lycées amorcés en début de semaine en banlieue. Aucune précision n’a été donnée sur les établissements en cause, ni sur d’éventuelles gardes à vue en cours.
Auprès de l’AFP, le rectorat de l’académie de Créteil a jugé que « le mouvement est plutôt en train de prendre de l’ampleur ». Au fil de la journée, une « grosse dizaine » d’établissements ont subi de nouveaux blocus, notamment en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Le rectorat indique que, depuis le début de la semaine, ces actions se sont parfois doublées d’attroupements, de mouvements de foule et de dégradations matérielles. Il relève aussi que les revendications formulées demeurent « très variables selon les établissements ». Les lycéens entendent protester contre leurs conditions de scolarité.
Sur X, le député La France insoumise du Val-de-Marne Louis Boyard a publié vendredi : « Le mouvement lycéen doit s’étendre ». Il a poursuivi : « Ces élèves manquent de tout. De chaises, de profs, de stages, d’infirmières, de psychologues. Alors que dans les lycées de riches, il y a tout ce qu’il faut ! »
Bally Bagayoko (LFI), maire de Saint-Denis, a exprimé sur X son regret « pour évidemment les violences et dégradations survenues », tout en estimant que les jeunes mobilisés dans un lycée de sa ville « doivent pouvoir exprimer leurs revendications en toute sécurité ». Il a déploré : « Je ne me satisfais pas d’apprendre qu’un agent municipal sur place portait un LBD ».
Jeudi, Valérie Pécresse (Les Républicains), présidente de la région Île-de-France, s’était opposée à « toute tentative d’instrumentalisation politique des lycéens ». Sur X, jeudi soir, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a écrit : « Les difficultés scolaires doivent être entendues et traitées (…) mais instrumentaliser politiquement la jeunesse et empêcher les élèves d’apprendre ne résout aucune de ces difficultés ».


