Selon une source sécuritaire, le mouvement lycéen a donné lieu jeudi 1er octobre à « 900 actions » de blocage ou d’incidents recensées sur tout le territoire français. Aucun département n’échappe désormais au phénomène.
D’après cette source, les services observent depuis mercredi « une accentuation » du mouvement, « une bascule avec un changement de discours, plus radical » ainsi que « des violences urbaines aux abords des lycées ». Jeudi, des incidents ont été signalés dans chacune des grandes métropoles.
Né le 18 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil (Val-de-Marne), le mouvement a gagné la région parisienne, où des élus de La France insoumise ont été vus portant l’écharpe tricolore, aux côtés de collectifs d’extrême gauche et de gauche radicale. Dix départements étaient concernés le 25 septembre, puis 24 lundi ; jeudi, c’est la France entière qui l’était.
Depuis mercredi, les autorités font état d’une hausse des agressions visant policiers et gendarmes ainsi que les personnels de l’Éducation nationale. Sapeurs-pompiers et bus ont aussi été pris à partie, dans une logique visant tout ce qui est « étatique », comme à Marseille. Plusieurs proviseurs ont subi des agressions.
Sur les points de blocage, trois types de présence sont distingués : des jeunes déjà politisés aux revendications sociétales, des lycéens venus en grand nombre, et des « perturbateurs » à l’origine des troubles. Les services soulignent le recours massif aux tirs de mortiers d’artifice contre les forces de l’ordre, ainsi que des dégradations, des vols et des incendies volontaires d’établissements scolaires. « On rentre, on vole, on dégrade », résume la source sécuritaire.
L’entrée d’étudiants dans la contestation conduit les autorités à prévoir une journée de mobilisation très intense mardi prochain, pour laquelle plusieurs organisations étudiantes ont massivement appelé à manifester. D’ici là, ces dernières s’attendent à ce que les blocages se poursuivent vendredi et craignent qu’ils ne se prolongent après le 6 octobre.
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