1 173 véhicules ont été brûlés en France lors du Nouvel An selon le ministère de l’Intérieur. Plus que les 984 incendiés l’année dernière. Il y a eu aussi 505 interpellations et 403 placements en garde à vue contre 420 et 310 il y a un an.
Toutes les villes de quelque importance ont subi les assauts des racailles dont le seul objectif est de détruire.
À Marseille, un homme a perdu la vie, poignardé dans des circonstances que les autorités cherchent encore à élucider, alors que des affrontements avec les forces de l’ordre ont éclaté.
À Reims et à Lens, des tirs de mortiers ont visé des policiers et des gendarmes, illustrant une hostilité envers les représentants de l’autorité publique lors de cette soirée.
À Chelles, l’explosion d’un engin a coûté trois doigts à un mineur, tandis que d’autres villes comme Saint-Étienne ont été le théâtre d’attaques au cocktail Molotov.
Dans la capitale, des débordements ont éclaté notamment dans les quartiers de La Chapelle et de Barbès, en marge d’un match de football qui avait déjà tendu l’atmosphère.
Malgré le déploiement de quelque 90 000 policiers et gendarmes sur tout le territoire, ces événements rappellent l’ampleur des mécanismes de violence qui persistent.
Année après année, décennie après décennie, les Français continuent de voter en majorité pour des candidats qui représentent des partis dont on sait qu’ils ne feront strictement rien pour améliorer la situation – voire qu’ils l’aggraveront volontairement.
Alors, est-ce un vœu pieu que les Français se réveillent un jour pour sortir le pays de l’ensauvagement qui le détruit un peu plus chaque jour ?
