Axa attend 500 à 700 millions d’euros de profit annuel de l’IA en 2029

Le premier assureur français Axa estime que l’intelligence artificielle générera entre 500 et 700 millions d’euros de bénéfices récurrents annuels avant impôts en 2029. Ces projections constituent un pilier du plan stratégique présenté mardi 15 septembre.

Thomas Buberl, directeur général, a insisté lors d’une conférence de presse pour « mettre l’intelligence artificielle au centre et à l’échelle de toute l’organisation ». Il a précisé qu’« environ 80 % de nos collaborateurs ont déjà adopté l’IA dans leur travail quotidien », se disant « prêt à passer au niveau supérieur ». « Si, dans ce plan, on peut faire mieux et plus, on ne va pas hésiter », a-t-il ajouté.

Guillaume Borie, responsable de la stratégie, a qualifié l’IA d’« élément absolument déterminant » du nouveau plan, estimant qu’elle permettra d’être « plus efficace, plus rapide, plus juste ».

L’intelligence artificielle figurait déjà dans le plan triennal précédent, qui s’achève à la fin de l’année. Dès l’an prochain, un déploiement « systématique » est prévu dans toutes les « activités clés du groupe », selon le communiqué. Axa entend aussi s’appuyer sur l’IA pour poursuivre la maîtrise des coûts, aux côtés d’une meilleure gestion des frais généraux et d’une revue de la structure du siège.

Parmi les autres axes des trois prochaines années figurent les petites et moyennes entreprises, l’assurance vie, l’assurance directe et l’assurance inclusive, destinée aux salariés et retraités modestes.

Alban de Mailly Nesle, directeur financier, a déclaré lors d’un échange avec des journalistes : « Nous voulons atteindre les 100 millions de clients à horizon 2029 », contre 92 millions aujourd’hui, et « dépasser les 10 milliards d’euros de profit à la fin de ce plan ».

Les objectifs financiers pour 2029 incluent une croissance annuelle moyenne du résultat opérationnel par action de 7 % à 9 %, contre 6 % à 8 % actuellement. Les actionnaires se voient promettre un dividende par action « au moins égal au niveau de l’exercice précédent », ainsi que des rachats d’actions. Le groupe se dit en très bonne voie pour atteindre les objectifs du plan 2024-2026.

Vers 10 h 10, le cours de l’action reculait de 0,94 %, à 43,26 euros. Les actionnaires ont renouvelé fin avril pour quatre ans le mandat d’administrateur de Thomas Buberl, qui peut rester à la tête du groupe jusqu’en 2030.



Le Journal des Francais