À la veille de sa publication officielle, initialement prévue pour lundi et reportée à ce mardi, le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, rédigé par le député Charles Alloncle, suscite une vive controverse au sein du service public. Le texte préconise une série de réformes structurelles et une réduction budgétaire massive de 1 milliard d’euros qui, selon ses détracteurs, rendraient l’audiovisuel public « inopérable » et entraîneraient la perte de près de 90 % de ses contenus actuels.
Parmi les mesures les plus emblématiques figure la fusion de France 2 et France 5. Selon le rapporteur, cette opération permettrait de rationaliser les offres. Christophe Tardieu, secrétaire général de France Télévisions, s’insurge : « France 5 est une chaîne aimée des Français. La faire disparaître équivaudrait à supprimer tout un pan de notre culture télévisée, autour de la découverte, du documentaire, des émissions de débats. » Il estime que ce rapprochement, couplé à la suppression pure et simple de France 4, entraînerait la disparition de la moitié de l’offre de programmes du groupe public : 65 % des documentaires, 85 % de l’offre pour enfants, la moitié des magazines et de l’offre de cinéma.