Attal et Philippe appellent au rassemblement à Dijon

Gabriel Attal et Édouard Philippe ont pris la parole dimanche 11 octobre à Dijon devant près de 200 sympathisants et membres du Parti radical, réunis pour la présentation de son « manifeste » en vue de l’élection présidentielle. Les deux hommes figurent parmi les concurrents pressentis pour incarner le camp central en 2027.

« Je défends l’idée du rassemblement le plus large possible (…) C’est possible : des sociaux-démocrates à la droite républicaine », a déclaré Gabriel Attal. Il a ajouté : « Évidemment qu’on doit se parler, qu’on doit travailler ensemble. C’est pour ça que j’ai proposé un comité de liaison il y a quelques mois », en référence au cadre mis en place en mars.

Édouard Philippe a estimé que « ce rassemblement, nous en aurons besoin dans les mois qui viennent », tout en indiquant qu’il ne devait pas être « d’une addition comptable et mécanique d’appareils partisans ». Il a dressé la liste des points communs : « défense de la construction européenne, d’une économie de marché régulée, de l’autorité de l’État, attachement à la laïcité et au caractère universaliste de la République ». L’ancien Premier ministre a de nouveau écarté l’hypothèse d’une primaire du bloc central, jugeant qu’elle accentue les différences et ouvre des « failles béantes ».

Les deux responsables, qui ne s’étaient pas revus depuis la messe du pape à Paris, deux semaines plus tôt, ont échangé une brève poignée de main. Gabriel Attal a déclaré à la presse : « Évidemment, j’ai parlé à Édouard Philippe », en précisant qu’ils étaient « assis l’un à côté de l’autre ». Édouard Philippe demeure pour l’heure le mieux placé dans le camp central selon les sondages.

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