D’abord, il faut regarder la photo et sa légende, publiées en « story » par Jean-Luc Romero sur son compte Instagram.

Ensuite il faut respirer un instant. Et se poser de multiples questions.
Il faut en préambule – et c’est la moindre des questions qui nous assaillent – se demander pourquoi ces élus dépensent l’argent des parisiens pour aller déposer une gerbe à Auschwitz.
Ensuite, se poser d’innombrables questions sur cette photo. Par quelle torsion de la conscience – leur en reste-t-il seulement une once ? – ces élus ont-il pu penser que l’idée était bonne de se prendre en photo, hilares, dans un avion en partance pour Auschwitz, puis de le préciser en légende, et enfin de publier le tout ?!
Et puis être saisi d’un doute. Est-ce vraiment un problème de neurones déficients, ou bien, en fait, savent-ils très bien ce qu’ils font et le font-ils à dessein ? Leurs faces aux rires diaboliques nous crachent au visage. Ils vont dans le camp de la mort, l’horreur absolue, et ils y vont comme on part à un team-building en espérant que c’y sera la fête du slip.
Publier une telle photo ainsi légendée, c’est crier au monde qu’on a perdu tout sens commun, que la déconnexion avec la réalité (symptome de gauche) est accomplie, qu’on a abandonné toute moralité ; bref, qu’on a choisi de se comporter hors de la décence humaine.
Tous les combats de Jean-Luc Roméro sont parés du beau mot de « dignité ». On avait déjà quelques doutes, mais la confirmation aujourd’hui est criante : il n’a aucune idée du sens de ce mot.

