Agriculture : le plan d’aide « probablement supérieur » à 1,3 milliard

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a indiqué mercredi que le plan d’aide d’urgence destiné aux agriculteurs après la sécheresse estivale serait « probablement supérieur » à 1,3 milliard d’euros.

« Après ce plan d’urgence de 1,3 milliard, qui sera probablement supérieur, il faut un plan de relance », a-t-elle déclaré sur Sud Radio, pour « donner des perspectives et de l’espoir au monde agricole qui en a infiniment besoin ».

Les agriculteurs verront « dès le début du mois d’octobre » les premières aides arriver sur leur compte bancaire, a-t-elle précisé.

Le 4 septembre, une enveloppe de plus d’un milliard d’euros avait été annoncée pour compenser une partie des pertes de production touchant les cultures et l’élevage.

Plusieurs syndicats agricoles, dont la FNSEA, premier syndicat du secteur, ont jugé ce plan « pas à la hauteur ». La FNSEA demande notamment un doublement des aides à l’achat de gazole, face à la hausse des prix du carburant.

Éric Thirouin, président de l’AGPB, association spécialisée de la FNSEA qui regroupe les cultivateurs de céréales à paille, a évalué mercredi sur Sud Radio les pertes des moissons à 6,5 milliards d’euros, jugeant le bilan « catastrophique ».

« L’État ne peut pas compenser toutes les pertes de production », a prévenu la ministre. Elle a rappelé les leviers retenus — allègement des charges, aide au financement des engrais, prise en charge d’une partie des cotisations sociales, fonds confiés aux territoires pour l’achat de semences — en soulignant que l’État ne pourra pas « faire comme si la saison de production avait été normale ».

Mme Genevard a également réagi à l’appel de la Coordination rurale invitant les agriculteurs à « creuser » pour « faire des lacs ». « Je leur ai dit : "Ne faites pas ça, n’amenez pas les agriculteurs à se mettre en défaut avec la loi". », a-t-elle mis en garde.

Sur le stockage de l’eau, elle a estimé que la France devait irriguer davantage et stocker « au moment où l’eau est abondante », « de façon intelligente, appropriée à la situation hydrologique des territoires ».



Le Journal des Francais