La magistrate qui a instruit pendant plusieurs années le dossier relatif à la mort de Bénédicte Belair, survenue dans l’Oise, est auditionnée jeudi 24 septembre devant le Conseil supérieur de la magistrature pour d’éventuels manquements à l’obligation de délicatesse.
Depuis 2017, Sylvaine Grévin, sœur de la défunte et présidente de la Fédération nationale des victimes de féminicides, réclame que les circonstances du décès soient pleinement établies.
Elle dénonce une audition de partie civile conduite en avril 2018, qu’elle qualifie de « particulièrement incisive » et au cours de laquelle elle a versé des larmes.
En juillet 2020, la juge a demandé l’exhumation du corps sans en informer la famille. « La mère de Bénédicte Belair s’est rendue compte de cette situation en allant se recueillir sur la tombe de sa fille et en découvrant un caveau éventré », indiquent les avocats Me Célia Chauffray et Olivier Morice.
La magistrate s’expose à des sanctions disciplinaires pouvant aller du blâme à la révocation.


