Beaucoup dans le monde se sont offusqués de l’opération militaire américaine qui a permis d’enlever le président vénézuélien. Parmi eux, Dominique de Villepin, qui semble tenter de revivre à chaque hoquet géopolitique dans le monde l’élan du discours à l’ONU qui lui accorda une petite célébrité.
Oui, en effet, l’opération « Absolute Resolve » est bien une ingérence de l’armée d’un pays sur le territoire d’un autre pays, sans aucune « autorisation » de l’ONU. On peut donc dire si on le souhaite que cet enlèvement fut illégal. Soit. Mais, paraphrasant le Christ, je me permets de poser la question : l’Homme est-il pour le Droit ou le Droit pour l’Homme ?
Maduro était un dictateur. Ça faisait un quart de siècle que le Vénézuela vivait un enfer. Et en sus de faire subir à son peuple les pire avanies, l’ami de Mélenchon était aussi un narco-trafiquant.
Pendant ces 25 ans, à quoi servit « le Droit international » ?
À quoi servaient l’ONU et tous ces beaux-penseurs lorsque les grands-parents de Caracas mouraient de faim ?
À quoi servaient ceux qui s’offusquent aujourd’hui lorsque les Vénézuéliens tombaient sous les balles des narco-trafiquants complices de l’État ?
« Fondamentalement, il s’agit de l’arrestation de deux fugitifs recherchés par la justice américaine et le ministère de la Guerre (le Pentagone, NDLR) a appuyé le ministère de la Justice dans cette mission », a estimé le secrétaire d’État américain Marco Rubio lors d’une conférence de presse jointe avec le président Donald Trump. Il a argué qu’il ne s’agissait par conséquent pas d’une action militaire exigeant l’autorisation du Congrès.
Aujourd’hui, il y a deux camps dans le monde : ceux qui s’offusquent, et ceux qui se réjouissent d’avoir retrouvé la liberté.
