Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a déclaré vendredi 16 octobre sur BFMTV-RMC que son organisation ne prendrait pas part à la journée de mobilisation du samedi 17 octobre. « En ce qui concerne la FNSEA, nous n’y serons pas », a-t-il indiqué.
Il a justifié cette position par la « pleine période du boulot dans nos champs ». « Nous récoltons le peu de maïs que l’été nous a laissé, nous semons nos céréales, nous récoltons nos betteraves, les éleveurs cherchent à trouver du fourrage », a-t-il détaillé. « Le mois d’octobre, comme tous les ans, est un mois où les agriculteurs sont au travail », a-t-il ajouté.
« Ce n’est pas le chaos de demain qui est une solution », a-t-il poursuivi, car « il y a déjà du chaos en agriculture » et les agriculteurs sont « à bout ». Il a réaffirmé les revendications du premier syndicat agricole français : « Nous voulons renouveler les générations, nous voulons nous battre pour les revenus des agriculteurs » et « Nous avons besoin que les engagements pris soient tenus ».
Contrairement à la FNSEA, la Confédération paysanne appelle ses adhérents à participer à la mobilisation. La FNSEA envisage en revanche une action à Bruxelles d’ici la fin de l’année contre le projet de budget de la future politique agricole commune (PAC).
Arnaud Rousseau a salué « la prise de conscience » du gouvernement avec le plan de relance agricole pour 2027, qui a déjà débloqué un milliard d’euros de mesures d’urgence sur le budget 2026.


